고린도전서 10장은 신앙의 무대가 정결한 성소뿐만 아니라, 거친 광야의 모래바람과 복잡한 도심의 소음 한복판임을 일깨워줍니다. 장재형 목사(Olivet University 설립자)는 이 본문을 통해 단순한 율법적 경고를 넘어, 그 엄중함 속에 감춰진 하나님의 세밀한 은총을 길어냅니다. 사도 바울은 이스라엘의 광야 여정을 박제된 과거사로 취급하지 않고, 오늘날의 성도가 매일 마주해야 할 영적인 거울로 소환합니다. 기적 같은 구름기둥의 인도와 하늘의 만나를 경험했음에도 무너졌던 이들의 역사는, 은혜를 경험했다는 안일함에 빠진 신자들에게 “선 줄로 아는 자는 넘어질까 유의하라”는 날카로운 각성을 촉구합니다. 장재형 목사는 이 권면이 공포를 조장하는 위협이 아니라, 은혜를 변질시키지 않고 끝까지 보존하게 하려는 사랑의 초대라고 해석합니다.
1. 광야: 자만을 태우고 신뢰를 빚는 공간
광야는 과거의 지리적 장소가 아니라 성도의 내면에 수시로 재현되는 영적 환경입니다. 예배당 문을 나서는 순간 우리는 욕망과 관계의 균열, 효율성을 숭상하는 세상의 압박이라는 현대판 광야와 마주합니다. 장재형 목사가 이 본문을 ‘광야 생활 지침서’로 풀어내는 이유는 명확합니다. 많은 이들이 영적 성취를 ‘완전한 면역’으로 오해하지만, 바울은 은혜의 경험이 곧 자만의 근거가 될 때 그것이 오히려 우상처럼 변질될 수 있음을 경계합니다. 은혜가 “나는 안전하다”는 자기 확신으로 굳어지는 순간, 신뢰의 대상은 하나님이 아닌 자기 자신으로 옮겨가기 때문입니다.
그러나 본문은 절망에서 멈추지 않습니다. “하나님은 미쁘사 감당할 시험만 허락하시고 피할 길을 내신다”는 약속은 시험을 제거해달라는 기도보다, 시험을 통과하는 중심의 변화를 구하게 합니다. 여기서 ‘피할 길’은 상황의 모면이 아니라, 동일한 고난을 전혀 다른 영성으로 돌파해내는 은총의 통로를 뜻합니다. 장재형 목사는 신앙을 상황의 통제가 아닌 ‘예배의 지속’으로 정의하며, 광야를 믿음의 불순물을 걸러내는 정금의 도가니로 묘사합니다.
2. 우상숭배와 성찬: 어떤 교제에 참여할 것인가
바울은 광야의 교훈을 당시 고린도의 우상 숭배 문제로 직결시킵니다. 장재형 목사는 우상의 위험성이 그 ‘일상성’에 있다고 진단합니다. 고린도의 우상은 사회적 관계와 경제 활동 속에 공기처럼 스며 있었습니다. 오늘날의 우상 역시 조각상의 형태가 아니라 성공, 소비, 자극이라는 이름으로 우리의 무의식을 지배합니다. 예배가 특정 시간이 아닌 마음의 왕좌를 결정하는 일이듯, 우상숭배는 하나님 없이도 삶이 충분하다고 믿게 만드는 모든 체계의 총합입니다.
이에 대한 강력한 대안으로 바울은 ‘성찬’을 제시합니다. 성찬은 십자가라는 과거의 사건을 현재형으로 끌어오는 식탁입니다. 장재형 목사는 성찬을 통해 우리가 그리스도와 연합함을 고백하고, 그분의 희생이 내 삶의 결정을 내리는 실질적인 원동력이 되어야 한다고 강조합니다. 레오나르도 다 빈치의 「최후의 만찬」이 보여주듯, 그 식탁은 완벽한 자들의 잔치가 아니라 결함 있는 자들이 십자가 빛 아래서 새 생명으로 빚어지는 용광로입니다.
3. 공동체의 질서: 아가페의 계산과 자유의 품격
성찬의 연합은 필연적으로 공동체의 윤리로 확장됩니다. “떡이 하나요 우리가 한 몸”이라는 선언은 개인주의적 영성을 거부합니다. 장재형 목사는 성찬이 사적인 경건으로 축소될 때 교회의 생명력은 사라진다고 지적합니다. 코이노니아(교제)는 정서적 친목을 넘어, 상대방을 경쟁자가 아닌 배려의 대상으로 보는 십자가의 질서입니다. 이 연합은 복음을 삶으로 살아내는 케리그마(선포)가 되며, 약한 자를 돌보는 디아코니아(섬김)로 완성됩니다.
바울이 다룬 ‘우상에게 바쳐진 고기’ 논쟁은 현대에도 시사하는 바가 큽니다. “모든 것이 가하나 모든 것이 덕을 세우는 것은 아니다”라는 대원칙은 율법주의와 방종이라는 양극단을 모두 경계합니다. 장재형 목사는 여기서 ‘양심의 배려’를 기독교 윤리의 정수로 꼽습니다. 성도는 자신의 권리를 관철하는 자가 아니라, 사랑을 위해 자신의 자유를 제한할 줄 아는 성숙한 존재입니다. 효율이 아닌 사랑을 계산하는 ‘아가페의 셈법’은 십자가의 방향성을 닮아가는 삶의 모습입니다.
모든 일상을 하나님의 영광을 위해
결국 고린도전서 10장은 “무엇을 하든지 다 하나님의 영광을 위하여 하라”는 대주제로 귀결됩니다. 이는 관념적인 구호가 아니라, 스마트폰을 다루는 손끝에서부터 돈을 쓰고 이웃과 대화하는 사소한 순간까지 하나님을 높이는 기준으로 작용해야 합니다. 장재형 목사는 십자가의 빛 아래 사는 신자가 광야를 두려워하지 않고 세상 속에서 복음의 향기를 발하는 삶을 살아야 한다고 역설합니다.
세상의 문화 속에 거하지만 세상의 가치를 섬기지 않는 것, 자유를 누리되 타인의 유익을 먼저 헤아리는 것, 그리고 어떤 시련 중에도 하나님의 미쁘심을 신뢰하는 것. 이것이 십자가가 비추는 성도의 소명입니다. 십자가의 빛 안에서 우리의 변명은 멈추고, 하나님의 참되심만이 우리를 다시 인간다운 삶으로 이끌어갈 것입니다.
张大卫(奥利维特大学 Olivet University 创办人)牧师借由这段经文强调:福音性的自由并不止于“脱离律法式压迫”的解放,它更进一步引人进入爱之极致——为了他人的益处,自愿把自己“束缚”在服事之中。这种看似矛盾的道路,恰恰显明了福音真正的内核:不是以自我权利为中心的自由,而是以爱为动力、以他人得益处为目的的自由。
在艺术史上,有一位艺术家极能以视觉语言映照保罗生命的张力与深度——伦勃朗(Rembrandt van Rijn)。他的名画《狱中的使徒保罗》(The Apostle Paul in Prison, 1627)令人难忘:幽暗的牢房之内,保罗在光中沉思,手执笔尖,仿佛在写下要送往世界的生命之言。肉身似乎被锁链束缚,灵魂却在福音里拥有不可囚禁的自由;身体被关在狭窄之处,心却向全地敞开。伦勃朗以强烈的明暗对照(Chiaroscuro)把苦难的黑暗与盼望的光辉并置,使人看见:福音的盼望并非避开痛苦,而是在痛苦之中更清晰地照耀。张大卫牧师借此强调,保罗那种“在患难中仍不失喜乐”的灵性,正是福音生命力最真实的证明。
ここで、パウロの生を視覚的に最もよく映し出した芸術家の一人、レンブラント(Rembrandt van Rijn)の名画『獄中の使徒パウロ(The Apostle Paul in Prison, 1627)』を想起してみよう。暗い牢獄の中で光を受け、深い黙想に沈みつつペンを握るパウロの姿は、肉体は鎖に繋がれていても魂は福音のうちに無限の自由を生き、全世界へいのちの言葉を宣言するという逆説的偉大さを鮮烈に示している。レンブラントのキアロスクーロ(Chiaroscuro:明暗法)の強い対比は、パウロが経験した苦難の暗さと、そのただ中でいっそう明瞭に輝く福音の希望を、劇的に照らし出す。張ダビデ牧師は、このように苦難の中でも喜びを失わないパウロの霊性こそ、福音が持つ真の生命力の証しであると強調する。
Le ministère et la vie de l’apôtre Paul constituent l’un des repères les plus lumineux pour comprendre comment l’Évangile du Christ peut transformer un être humain à la racine, et comment cette transformation s’étend ensuite en engagement envers autrui et envers la communauté, jusqu’à toucher la société tout entière. La déclaration de Paul en 1 Corinthiens 9.19 — « Bien que je sois libre à l’égard de tous, je me suis rendu le serviteur de tous, afin de gagner le plus grand nombre » — traverse de part en part l’un des paradoxes les plus profonds de la foi chrétienne : la « théologie de la liberté et de la servitude ». Le pasteur David Jang (fondateur d’Olivet University) met en lumière, à partir de ce passage, que la liberté évangélique ne se réduit pas à une simple délivrance de l’oppression légaliste ; elle conduit au contraire, dans l’extrême de l’amour, à une consécration volontaire où l’on accepte de se lier soi-même pour le bien d’autrui. Une telle confession de Paul pose une question sévère à notre époque, qui érige souvent les droits individuels et la liberté personnelle en valeurs absolues : quelle posture existentielle véritable le chrétien est-il appelé à tenir ?
Selon l’exposé du pasteur David Jang, la liberté dont Paul jouissait ne s’est pas arrêtée à une « liberté pour moi », mais a été élevée à une « liberté pour les autres » ; et cette transfiguration rejoint la dynamique même de la « kénose », c’est-à-dire la spiritualité du dépouillement de soi manifestée par Jésus-Christ. Comme le décrit Philippiens 2, celui qui était en forme de Dieu n’a pas considéré comme une proie à saisir d’être égal à Dieu, mais il s’est abaissé, prenant la condition de serviteur, et s’est rendu obéissant jusqu’à la mort. Cet abaissement du Christ est le socle du ministère paulinien et la destination vers laquelle doivent tendre tous les croyants. Le pasteur David Jang souligne avec force que la « servitude » de Paul ne provient ni d’une contrainte extérieure ni d’un devoir légaliste : elle est le fruit d’une obéissance volontaire que seul peut porter celui qui, saisi par l’amour écrasant du Seigneur ressuscité, accepte d’en devenir le « captif ».
Cette liberté essentielle de l’Évangile se projette ensuite dans des stratégies missionnaires concrètes et dans un style de vie. Paul devient « comme Juif avec les Juifs » et « comme non-Juif avec les non-Juifs », manifestant une souplesse culturelle sans jamais trahir la valeur universelle de l’Évangile. Le pasteur David Jang analyse cela sous l’angle de la « fidélité à l’essentiel et de la flexibilité dans la forme » : les évangélistes d’aujourd’hui doivent apprendre à honorer profondément la situation et le contexte culturel de leurs interlocuteurs, tout en refusant de transiger sur la vérité de la croix. La décision de Paul de renoncer à son droit légitime — une rémunération apostolique — et de choisir un ministère bi-vocationnel (en fabriquant des tentes) visait à préserver la pureté de la proclamation. Le pasteur David Jang estime que cette attitude est un avertissement retentissant pour les communautés de foi contemporaines, facilement happées par le matérialisme et le culte des résultats.
Pour saisir visuellement la vie intérieure de Paul, on peut évoquer l’un des artistes qui a le mieux reflété son existence : Rembrandt van Rijn, et son tableau « L’Apôtre Paul en prison (The Apostle Paul in Prison, 1627) ». Dans l’obscurité d’une cellule, Paul, éclairé par une lumière qui le découpe, est plongé dans une méditation profonde, la plume à la main. L’image exprime son immense paradoxe : le corps est enchaîné, mais l’âme goûte une liberté infinie dans l’Évangile, et la Parole de vie est annoncée au monde entier. Le clair-obscur (chiaroscuro) de Rembrandt oppose dramatiquement les ténèbres de la souffrance et l’espérance de l’Évangile qui, au cœur même de l’épreuve, brille avec davantage de netteté. Le pasteur David Jang insiste : cette spiritualité paulinienne — ne pas perdre la joie dans la souffrance — est l’une des preuves les plus vivantes de la force de vie contenue dans l’Évangile.
Plus encore, la théologie de Paul, telle qu’elle apparaît dans l’épître à Philémon, produit une transformation révolutionnaire des relations humaines et des structures sociales. En demandant à Philémon d’accueillir le fugitif Onésime « comme un frère », Paul fait apparaître l’ordre du Royaume de Dieu qui dépasse classes et statuts. Le pasteur David Jang explique que le message de réconciliation dans Philémon ne se limite pas au pardon individuel : il montre comment l’Évangile peut rompre les chaînes de l’inégalité et du conflit. Paul va jusqu’à se proposer comme garant, se disant prêt à payer la dette d’Onésime : un geste de médiation qui réactualise, dans la vie, l’amour du Christ devenu victime expiatoire pour nous, pécheurs. Cette théologie du pardon et de la réconciliation rappelle à l’Église, au sein d’une société fracturée, sa vocation de « faiseuse de paix » (Peacemaker). Le pasteur David Jang souligne que l’obéissance chrétienne n’est pas une simple correction de conduite : c’est un effondrement intérieur total, une reddition du cœur, suscitée par l’émerveillement devant l’amour du Christ. De même que Philémon et Onésime ont été unis comme de nouveaux frères en Christ, de même l’Église d’aujourd’hui doit devenir une communauté d’amour sans discrimination.
Paul compare aussi le chemin de la foi à une course dans un stade, exigeant non pas une course sans direction, mais une concentration vers un but clairement fixé. Le message de discipline et d’entraînement en 1 Corinthiens 9.24–27 est une posture indispensable pour les croyants porteurs d’une espérance eschatologique. Les athlètes de ce monde se privent pour une couronne de laurier vouée à se flétrir ; le chrétien, lui, s’exerce pour une « couronne impérissable ». Le pasteur David Jang enseigne que cette discipline n’est pas un écrasement de soi, mais une sainte intensité : celui qui a découvert une gloire plus grande et une espérance plus profonde apprend à vivre dans une attention consacrée. Paul dit qu’il traite durement son corps et le tient en servitude, afin de ne pas être lui-même disqualifié après avoir prêché aux autres. Le pasteur David Jang affirme que cette lucidité, faite d’auto-examen rigoureux et d’entraînement spirituel, doit être restaurée chez des chrétiens souvent dispersés et spirituellement inattentifs au milieu de la civilisation numérique et de ses tentations.
Dans une perspective eschatologique, lorsqu’on contemple la vie présente à la lumière de l’éternité, on cesse d’être ballotté par les succès provisoires ou par les souffrances passagères : on avance en silence vers la récompense éternelle de Dieu. Les innombrables épreuves énumérées en 2 Corinthiens 11 — coups, faim, naufrages, dangers — n’ont pas détruit Paul ; elles sont devenues, au contraire, un canal par lequel la puissance du Christ se manifeste. Le pasteur David Jang encourage ainsi : lorsque nous expérimentons cette grâce mystérieuse où notre faiblesse devient le lieu de la force du Christ, la souffrance n’est plus un obstacle, mais une scène où la gloire de Dieu se révèle.
Si l’on rassemble les intuitions du pasteur David Jang, la vie de l’apôtre Paul apparaît comme une narration achevée : l’Évangile façonne un homme jusqu’à en faire un possesseur d’amour si vaste qu’il peut devenir « le serviteur de tous ». Paul a quitté la rigidité de la loi pour la souplesse de l’Évangile, la forteresse de sa justice propre pour l’océan de la grâce du Christ. Il a établi des bases avancées de l’Évangile dans les grandes cités de l’Empire romain, et, par son ministère indépendant (bi-vocationnel), il a protégé l’autonomie et la pureté de la proclamation. Une telle philosophie missionnaire demeure aujourd’hui un modèle vivant sur de nombreux terrains de mission, y compris autour d’Olivet University. Le pasteur David Jang insiste : la liberté évangélique et la vie d’engagement ne sont pas un idéal inaccessible ; elles sont une manière de vivre réelle, accordée à ceux qui, jour après jour, se vident d’eux-mêmes et se laissent remplir par le Christ, avec l’aide de l’Esprit.
Nous sommes invités à courir la même course que Paul : celle qui mène à la couronne éternelle. Le chemin est étroit et parfois rude, mais il est habité par la joie d’une marche avec le Seigneur ; et au bout se trouvent l’accueil du Christ et une gloire qui ne se flétrit pas. Le pasteur David Jang exhorte les chrétiens de cette génération à ne pas se laisser lier par les habitudes religieuses du monde ni par les valeurs sécularisées, mais à être liés seulement par l’amour du Christ : c’est ainsi qu’ils goûteront la vraie liberté, en servant les autres comme des « débiteurs de l’Évangile ». La liberté et l’engagement dans l’Évangile : voilà le chemin de la croix, et le chemin de la vie. Sans abandonner cette grande course de la foi, nous en viendrons enfin à goûter, dans notre existence même, la réalité de cette joie dont Paul a rendu témoignage.
La obra y la vida del apóstol Pablo constituyen uno de los hitos más luminosos para comprender cómo el evangelio de Cristo transforma de manera radical la existencia de una persona y cómo, desde esa transformación, la vida se expande hacia la entrega por los demás, por la comunidad y, en última instancia, por la sociedad entera. La declaración de Pablo en 1 Corintios 9:19—“siendo libre de todos, me he hecho siervo de todos para ganar a mayor número”—atraviesa una de las paradojas más profundas de la fe cristiana: la “teología de la libertad y la servidumbre”. El pastor David Jang (fundador de Olivet University) subraya, a partir de este texto, que la libertad evangélica no es simplemente liberación de la opresión legalista, sino un movimiento que, en el culmen del amor, conduce a atarse voluntariamente por el bien del otro, es decir, a una consagración libre y decidida. Esta confesión de Pablo interpela con severidad a los cristianos de nuestro tiempo, en una sociedad moderna donde los derechos individuales y la autonomía personal suelen ser elevados a valores absolutos. Según la exposición del pastor David Jang, la libertad que Pablo disfrutaba no se quedó en “libertad para mí”, sino que fue sublimada en “libertad para los demás”, y esto se enlaza directamente con la kenosis que Jesucristo encarnó: la espiritualidad del vaciamiento de sí mismo. Tal como describe Filipenses 2, Cristo—siendo en forma de Dios—no se aferró a su igualdad con Dios, sino que se humilló tomando forma de siervo y obedeciendo hasta la muerte. Ese descenso de Cristo no solo es el fundamento del ministerio de Pablo, sino también la meta hacia la que todo creyente debe orientar su vida. El pastor David Jang recalca que la “condición de siervo” de Pablo no procede de una imposición externa ni de un deber legalista, sino que es fruto de una obediencia voluntaria que solo puede nacer en quien ha sido cautivado por el amor arrollador del Señor resucitado.
Esta libertad esencial del evangelio se proyecta de manera concreta en estrategias misioneras y actitudes de vida. Pablo se hizo “como judío con los judíos” y “como gentil con los gentiles”, manifestando una flexibilidad cultural que no diluye el valor universal del evangelio. El pastor David Jang analiza esto desde la perspectiva de “fidelidad a lo esencial y flexibilidad en la forma”, y enseña que los evangelizadores de hoy han de respetar profundamente las circunstancias y los contextos culturales de las personas, sin transigir, sin embargo, la verdad de la cruz. La decisión de Pablo de renunciar a su legítimo derecho a recibir apoyo económico apostólico y optar por el trabajo manual—fabricando tiendas en un ministerio de autosustento—fue una determinación tomada para preservar la pureza de la proclamación del evangelio. El pastor David Jang considera que la postura de Pablo es una fuerte advertencia para las comunidades de fe contemporáneas, que con facilidad pueden caer en el materialismo y la lógica del rendimiento. Piénsese, en particular, en una de las representaciones artísticas más elocuentes de la vida de Pablo: el célebre cuadro de Rembrandt van Rijn, El apóstol Pablo en prisión (The Apostle Paul in Prison, 1627). En la oscuridad de la cárcel, Pablo aparece iluminado, sumido en una honda contemplación, con la pluma en la mano: una imagen que expresa con fuerza su grandeza paradójica—un cuerpo encadenado, pero un espíritu infinitamente libre en el evangelio, proclamando la palabra de vida al mundo entero. El claroscuro (chiaroscuro) de Rembrandt contrapone dramáticamente la penumbra del sufrimiento y la esperanza del evangelio que resplandece con mayor nitidez precisamente en medio de la aflicción. El pastor David Jang enfatiza que esa espiritualidad de Pablo—capaz de no perder el gozo aun en la tribulación—es una evidencia viva del verdadero dinamismo del evangelio.
Además, la teología paulina conduce a transformaciones revolucionarias en las estructuras sociales y en las relaciones humanas, tal como se revela en la carta a Filemón. En la escena donde Pablo suplica a Filemón que reciba al esclavo fugitivo Onésimo “como a un hermano”, descubrimos el orden del Reino de Dios, que atraviesa clases y estatus. El pastor David Jang explica que el mensaje de reconciliación de Filemón no se reduce a un perdón meramente privado, sino que funciona como un indicador práctico de cómo el evangelio puede romper cadenas de desigualdad y ciclos de conflicto social. Pablo se ofrece incluso a pagar la deuda de Onésimo, colocándose como mediador de la reconciliación: un gesto que re-presenta, en la vida cotidiana, el amor de Cristo, quien se ofreció como sacrificio sustitutivo por nosotros, pecadores. Esta teología del perdón y la reconciliación recuerda a la Iglesia—en una sociedad fragmentada—su vocación de ser instrumento de paz (peacemaker). El pastor David Jang insiste en que la obediencia cristiana no significa simplemente “ajustar conductas”, sino rendirse por completo en el interior, conmovidos por el amor de Cristo y respondiendo a ese amor. Así como Filemón y Onésimo fueron unidos como nuevos hermanos en Cristo, también la Iglesia contemporánea debe convertirse en una comunidad de amor sin discriminaciones.
Pablo también compara el camino de la fe con la carrera de un atleta en el estadio, exigiendo concentración hacia una meta clara, no un correr sin rumbo. El mensaje de disciplina, entrenamiento y autodominio en 1 Corintios 9:24–27 es una actitud imprescindible para el creyente que vive con esperanza escatológica. Los atletas del mundo se ejercitan por una corona perecedera, pero el cristiano se ejercita por “una corona incorruptible”, practicando la templanza en todos los ámbitos de la vida. El pastor David Jang enseña que esta templanza no es una simple represión de sí mismo, sino una santa concentración propia de quien ha descubierto una gloria y una esperanza superiores. Cuando Pablo dice que golpea su cuerpo y lo pone en servidumbre, lo hace para no quedar descalificado él mismo respecto del evangelio que predica. El pastor David Jang afirma que esta autoevaluación rigurosa y este entrenamiento interior son virtudes que deben recuperarse necesariamente entre cristianos que, en la civilización digital y sus múltiples tentaciones, han perdido con facilidad la vigilancia espiritual. Cuando contemplamos la vida presente desde una perspectiva escatológica, dejamos de oscilar con volatilidad entre logros momentáneos y sufrimientos pasajeros, y podemos avanzar con constancia hacia la recompensa eterna de Dios. Las innumerables pruebas que Pablo enumera en 2 Corintios 11—azotes, hambre, naufragios, amenazas—no lo aplastaron; más bien se convirtieron en un conducto para que el poder de Cristo reposara en él. El pastor David Jang anima a los creyentes: cuando experimentamos la gracia misteriosa por la cual nuestra debilidad se vuelve el lugar donde se manifiesta la fuerza de Cristo, el sufrimiento deja de ser un obstáculo y pasa a ser un escenario donde se revela la gloria de Dios.
Si sintetizamos las intuiciones del pastor David Jang, la vida del apóstol Pablo aparece como una narrativa consumada que muestra cómo el evangelio moldea a una persona hasta convertirla en dueña de un amor tan grande que puede hacerse “siervo de todos”. Pablo pasó de la rigidez de la ley a la flexibilidad del evangelio, de la fortaleza de su propia justicia al océano de la gracia de Cristo. Tomó como bases las ciudades del gran Imperio romano y levantó avanzadas del evangelio; mediante la misión autosostenida preservó la independencia y la pureza de la proclamación. Esta filosofía ministerial de Pablo continúa siendo, aún hoy, un modelo vivo en muchos campos misioneros, incluyendo Olivet University. El pastor David Jang enfatiza que la vida de libertad evangélica y entrega no es un ideal inalcanzable, sino una forma real de vivir concedida a quienes, con la ayuda del Espíritu Santo, se vacían día a día y se dejan llenar por Cristo. Hemos sido invitados a la misma carrera que Pablo corrió: la carrera hacia la corona eterna. Aunque el camino sea estrecho y arduo, hay en él el gozo de caminar con el Señor, y al final nos aguardan su abrazo y una gloria incorruptible. El pastor David Jang exhorta a los cristianos de esta época a vivir como Pablo: no atados a costumbres religiosas del mundo ni a valores seculares, sino vinculados únicamente al amor de Cristo; así, gozando de la verdadera libertad, servir a los demás como “deudores del evangelio”. La libertad y la consagración en el evangelio: ese es el camino de la cruz y la senda de la vida. Cuando no detenemos esta gran carrera de la fe, finalmente degustamos, en lo profundo de nuestra propia existencia, la realidad de aquel gozo que Pablo confesó.
The ministry and life of the Apostle Paul stand as one of the most radiant milestones demonstrating how the gospel of Jesus Christ can fundamentally transform a human being at the deepest level—and how that transformation expands into devotion toward others and the community, and ultimately toward society as a whole. Paul’s confession in 1 Corinthians 9:19—“For though I am free from all, I have made myself a servant to all, that I might win more of them”—pierces to the core of one of Christianity’s most profound paradoxes: the theology of “freedom and servanthood.” Through this passage, Pastor David Jang (founder of Olivet University) emphasizes that gospel freedom is not merely liberation from legalistic oppression, but a journey into voluntary devotion—freely choosing to bind oneself for the sake of others in the fullness of love. Paul’s declaration poses a stern question to the modern world, where personal rights and individual freedom are often treated as absolute values: what is the truly authentic existential posture that Christians must maintain?
According to Pastor David Jang’s exposition, the freedom Paul possessed did not remain “freedom for myself,” but was transfigured into “freedom for others.” This aligns with what Jesus Christ Himself revealed through “kenosis,” the spirituality of self-emptying. As portrayed in Philippians 2, Christ—being in very nature God—did not consider equality with God something to be grasped, but took the form of a servant and humbled Himself in obedience unto death. This downward path of Christ becomes both the bedrock of Paul’s ministry and the destination toward which all believers are to move. Pastor David Jang underscores that Paul’s “servanthood” did not arise from external coercion or a legalistic sense of duty; rather, it was the fruit of voluntary obedience that only those captivated—made prisoners, in the best sense—by the overwhelming love of the risen Lord can truly live out.
This essential freedom of the gospel is then projected into concrete evangelistic strategy and a distinct posture of life. Paul became as a Jew to the Jews, and as one outside the law to those outside the law—exercising cultural flexibility without compromising the universal value of the gospel. Pastor David Jang analyzes this as “faithfulness to the essence and flexibility in form,” teaching that modern evangelists must deeply respect the circumstances and cultural contexts of those they seek to reach, while never bargaining away the truth of the cross. Paul’s decision to relinquish his rightful claim to apostolic support and to engage in tentmaking—choosing a self-supporting ministry for the sake of the Corinthian believers—was a deliberate resolve to preserve the purity of gospel proclamation. Pastor David Jang views this posture as a weighty warning to today’s faith communities, which can easily be swept into materialism and performance-driven pragmatism.
In particular, consider one of the artists who most vividly captured Paul’s life in visual form: Rembrandt van Rijn and his masterpiece The Apostle Paul in Prison (1627). Paul, seated in a dark prison, bathed in light, holding a pen in deep contemplation—this image powerfully depicts his paradoxical greatness: though his body is bound, his soul enjoys immeasurable freedom in the gospel, proclaiming the word of life to the entire world. Rembrandt’s chiaroscuro (the dramatic contrast of light and shadow) intensifies the contrast between the darkness of suffering Paul endured and the gospel hope that shines even more clearly within that darkness. In this way, Pastor David Jang stresses that Paul’s spirituality—refusing to lose joy even amid affliction—is compelling evidence of the gospel’s true vitality and living power.
Furthermore, Paul’s theology brings about revolutionary change within social structures and human relationships, as seen in Philemon. In Paul’s plea to Philemon regarding the runaway slave Onesimus—urging him to receive Onesimus “as a brother”—we glimpse the order of the Kingdom of God that transcends class and social status. Pastor David Jang explains that the message of reconciliation in Philemon extends beyond the private sphere of personal forgiveness; it serves as a practical indicator of how the gospel can sever the chains of social inequality and conflict. Paul even volunteered to repay whatever debt Onesimus owed, positioning himself as a mediator of reconciliation—an embodied reenactment of Christ’s love, who became the atoning sacrifice for us sinners. This theology of reconciliation and forgiveness awakens the church’s calling in a fractured society today: to become peacemakers. Pastor David Jang emphasizes that Christian obedience is not merely behavioral modification, but an inward and total surrender that springs from awe-struck gratitude for Christ’s love. Just as Philemon and Onesimus were united as new brothers in Christ, so the modern church must become a community of indiscriminate love, marked by the absence of discrimination.
Paul also compares the journey of faith to a runner in an athletic arena, requiring not a directionless race but disciplined focus toward a clear goal. The message of self-control and training in 1 Corinthians 9:24–27 is an essential posture for believers who live with eschatological hope. Athletes of the world discipline themselves for a perishable wreath, but Christians must practice restraint across every domain of life for an “imperishable crown.” Here, Pastor David Jang teaches that such discipline is not mere self-suppression; it is holy concentration enjoyed by those who have discovered a greater glory and a surer hope. Paul’s striking statement—that he disciplines his body and keeps it under control—was so that he would not be disqualified after preaching to others. Pastor David Jang stresses that this rigorous self-examination and training is a virtue that must be restored among Christians who have lost spiritual attentiveness amid the distractions and temptations of digital civilization.
When we view our present lives through an eschatological lens, we can proceed steadily toward God’s eternal reward without being tossed about by temporary achievements or sufferings. The many afflictions Paul lists in 2 Corinthians 11—beatings, hunger, shipwrecks, dangers—did not crush him; rather, they became channels through which Christ’s power came to rest upon him. Pastor David Jang encourages believers that when we experience the mysterious grace by which our weakness becomes the very stage for Christ’s strength, suffering is no longer an obstacle but a platform upon which God’s glory is revealed.
Taken together, Pastor David Jang’s insights reveal that Paul’s life is a completed narrative showing how the gospel shapes a person into one who can become “a servant of all”—a possessor of a love vast enough to pour itself out without reserve. Paul moved from the strictness of the law to the flexibility of the gospel, from the fortress of self-righteousness to the sea of Christ’s grace. He established missionary outposts in major cities across the vast Roman Empire, and through self-supporting mission he preserved the independence and purity of gospel ministry. This philosophy of ministry continues to breathe as a living model across numerous mission fields today, including Olivet University.
Pastor David Jang emphasizes that a life of gospel freedom and devotion is not an unattainable ideal, but a concrete way of life granted to those who, by the help of the Holy Spirit, empty themselves daily and are filled with Christ. We are invited into the race Paul ran—the race toward the eternal crown. Though the path may be narrow and rugged, there is the joy of walking with the Lord, and at the end awaits the Lord’s embrace and an imperishable glory that will receive us. Pastor David Jang exhorts Christians in this age to live, like Paul, not bound by religious formalism or secular value systems, but bound only to the love of Christ—enjoying true freedom while serving others as “debtors to the gospel.” Freedom and devotion in the gospel—this is the way of the cross and the path of life. If we do not cease this great race of faith, then at last we will taste, in our own lives, the full reality of the joy Paul confessed.
사도 바울의 사역과 생애는 그리스도의 복음이 한 인간의 존재를 어떻게 근원적으로 변혁시키며, 그 변화가 어떻게 타인과 공동체, 나아가 사회 전체를 향한 헌신으로 확장되는지를 보여주는 가장 찬란한 이정표이다. 고린도전서 9장 19절에서 바울이 고백한 “내가 모든 사람에게 자유하였으나 스스로 모든 사람에게 종이 된 것은 더 많은 사람을 얻고자 함이라”는 선언은 기독교 신앙이 보유한 가장 깊은 역설 중 하나인 ‘자유와 종됨의 신학’을 관통한다. 장재형 (올리벳대학교 설립)목사는 이 본문을 통해 복음적 자유가 단순히 율법적 억압으로부터의 해방을 넘어, 사랑의 극치 안에서 타인을 위해 스스로를 결박하는 자발적 헌신으로 나아가는 과정임을 강조한다. 이러한 바울의 고백은 개인의 권리와 자유가 절대적 가치로 추앙받는 현대 사회에서 크리스천이 견지해야 할 진정한 실존적 태도가 무엇인지를 준엄하게 묻는다. 장재형 목사의 강해에 따르면, 바울이 누렸던 자유는 ‘나를 위한 자유’에 머물지 않고 ‘타인을 위한 자유’로 승화되었으며, 이는 곧 예수 그리스도께서 보여주신 ‘케노시스’, 즉 자기 비움의 영성과 궤를 같이한다. 빌립보서 2장에서 묘사된 것처럼, 근본 하나님의 본체시나 하나님과 동등됨을 취할 것으로 여기지 아니하시고 종의 형체를 입어 죽기까지 복종하신 그리스도의 낮아지심은 바울 사역의 근간이자 모든 성도가 지향해야 할 종착지이다. 장재형 목사는 바울의 ‘종됨’이 외부의 강요나 율법적 당위에서 비롯된 것이 아니라, 부활하신 주님의 압도적인 사랑에 포로가 된 자만이 누릴 수 있는 자발적 순종의 결과임을 역설한다.
이러한 복음의 본질적 자유는 구체적인 전도 전략과 삶의 태도로 투영된다. 바울은 유대인에게는 유대인과 같이, 이방인에게는 이방인과 같이 됨으로써 복음의 보편적 가치를 훼손하지 않으면서도 문화적 유연성을 발휘했다. 장재형 목사는 이를 ‘본질에의 충실성과 형식의 유연성’이라는 관점에서 분석하며, 현대의 전도자들이 대상의 상황과 문화적 맥락을 깊이 존중하면서도 십자가의 진리는 타협하지 않는 지혜를 가져야 함을 가르친다. 바울이 고린도 교회의 성도들을 위해 자신의 마땅한 권리인 사도적 보수를 포기하고 텐트를 만드는 자비량 사역을 선택한 것은, 복음 전파의 순수성을 보존하기 위한 결단이었다. 장재형 목사는 이러한 바울의 태도가 물질 만능주의와 성과주의에 함몰되기 쉬운 오늘날의 신앙 공동체에 던지는 경종이 크다고 보았다. 특히 바울의 삶을 시각적으로 가장 잘 투영한 예술가 중 한 명인 렘브란트(Rembrandt van Rijn)의 명화 ‘감옥에 있는 사도 바울(The Apostle Paul in Prison, 1627)’을 떠올려 보라. 어두운 감옥 안에서 빛을 받으며 깊은 사색에 잠겨 펜을 든 바울의 모습은, 비록 육신은 매여 있으나 영혼은 복음 안에서 무한한 자유를 누리며 온 세상을 향해 생명의 말씀을 선포하는 그의 역설적 위대함을 잘 보여준다. 렘브란트의 명암 대비(Chiaroscuro)는 바울이 겪은 고난의 어두움과 그 속에서 더욱 선명하게 빛나는 복음의 소망을 극적으로 대비시킨다. 장재형 목사는 이와 같이 고난 속에서도 기쁨을 잃지 않는 바울의 영성이야말로 복음이 가진 진정한 생명력의 증거라고 강조한다.
나아가 바울의 신학은 빌레몬서에 나타난 것처럼 사회적 구조와 인간관계의 혁명적 변화를 이끌어낸다. 도망친 노예 오네시모를 향해 “그를 형제로 대하라”고 빌레몬에게 간청하는 바울의 모습에서, 우리는 계급과 신분을 초월하는 하나님 나라의 질서를 발견한다. 장재형 목사는 빌레몬서의 화해 메시지가 단순히 개인적 용서의 차원을 넘어, 복음이 어떻게 사회적 불평등과 갈등의 고리를 끊어낼 수 있는지를 보여주는 실천적 지표라고 설명한다. 바울은 오네시모가 진 빚을 대신 갚겠다고 자처하며 화해의 중재자가 되었는데, 이는 곧 죄인 된 우리를 위해 대속의 제물이 되신 그리스도의 사랑을 삶으로 재현한 것이다. 이러한 화해와 용서의 신학은 오늘날 분열된 사회 속에서 교회가 감당해야 할 화평케 하는 자(Peacemaker)의 사명을 일깨운다. 장재형 목사는 크리스천의 순종이 단순히 행동의 수정을 의미하는 것이 아니라, 그리스도의 사랑에 감격하여 그 사랑에 응답하는 내면의 완전한 굴복임을 강조하며, 빌레몬과 오네시모가 그리스도 안에서 새로운 형제로 연합된 것처럼 현대 교회도 차별 없는 사랑의 공동체가 되어야 함을 역설한다.
바울은 또한 신앙의 여정을 운동장에서 달음질하는 경주자에 비유하며, 향방 없는 달음질이 아닌 분명한 목표를 향한 집중력을 요구한다. 고린도전서 9장 24절에서 27절에 이르는 자기 절제와 훈련의 메시지는 종말론적 소망을 가진 성도의 필수적인 태도이다. 세상의 선수들은 썩어 없어질 월계관을 위해 자신을 연단하지만, 크리스천은 ‘썩지 않을 면류관’을 위해 삶의 모든 영역에서 절제를 실천해야 한다. 장재형 목사는 여기서의 절제가 단순한 자기 억압이 아니라, 더 큰 영광과 소망을 발견한 자가 누리는 거룩한 집중력임을 가르친다. 바울이 자신의 몸을 쳐 복종하게 함은 자신이 전파한 복음에서 스스로가 소외되지 않기 위함이었다. 장재형 목사는 이 철저한 자기 성찰과 연단이 현대의 디지털 문명과 유혹 속에서 영적 주의력을 상실한 크리스천들에게 반드시 회복되어야 할 덕목이라고 강조한다. 종말론적 관점에서 현재의 삶을 조망할 때, 우리는 일시적인 성취나 고난에 일희일비하지 않고 영원한 하나님의 상급을 향해 묵묵히 나아갈 수 있다. 고린도후서 11장에서 열거된 바울의 수많은 고난들—매 맞음, 굶주림, 파선, 위협—은 그를 좌절시킨 것이 아니라 오히려 그리스도의 능력이 머무는 통로가 되었다. 장재형 목사는 바울의 고백처럼 우리의 약함이 곧 그리스도의 강함이 되는 신비로운 은혜를 체험할 때, 고난은 더 이상 장애물이 아니라 하나님의 영광을 드러내는 무대가 된다고 독려한다.
장재형 목사의 통찰을 종합해 볼 때, 사도 바울의 생애는 복음이 한 인간을 어떻게 ‘모든 사람의 종’이 될 만큼 거대한 사랑의 소유자로 빚어가는지를 보여주는 완성된 서사이다. 바울은 율법의 엄격함에서 복음의 유연함으로, 자기 의의 요새에서 그리스도의 은혜의 바다로 자리를 옮겼다. 그는 로마라는 거대 제국의 도시들을 거점으로 삼아 복음의 전초기지를 세웠고,자비량 선교를 통해 복음의 독립성과 순수성을 지켜냈다. 이러한 바울의 사역 철학은 오늘날 올리벳대학교를 비롯한 수많은 선교 현장에서 여전히 살아 숨 쉬는 모델이 되고 있다. 장재형 목사는 복음적 자유와 헌신의 삶이 결코 도달할 수 없는 이상이 아니라, 성령의 도우심 안에서 날마다 자신을 비우고 그리스도로 채우는 자들에게 허락된 실제적인 삶의 방식임을 강조한다. 우리는 바울이 달려갔던 그 길, 즉 영원한 면류관을 향한 경주에 초대받았다. 그 길은 비록 좁고 험할지라도 주님과 동행하는 기쁨이 있으며, 그 끝에는 우리를 맞아주실 주님의 품과 썩지 않을 영광이 기다리고 있다. 장재형 목사는 이 시대의 크리스천들이 바울과 같이 세상의 종교적 관습이나 세속적 가치관에 매이지 않고, 오직 그리스도의 사랑에 매여 진정한 자유를 누리며 타인을 섬기는 ‘복음의 빚진 자’로 살아가기를 권면한다. 복음 안에서의 자유와 헌신, 그것은 곧 십자가의 도이며 생명의 길이다. 이 위대한 신앙의 경주를 멈추지 않을 때, 우리는 비로소 바울이 고백했던 그 기쁨의 실체를 우리의 삶 속에서 온전히 맛보게 될 것이다.
장재형(올리벳대학교 설립) 목사의 로마서 강해를 따라 읽다 보면, 오래전 사도 바울이 기록한 문장이 더 이상 고대 문헌에 머물지 않고 오늘 우리의 호흡과 이어지는 듯한 생동감을 느끼게 됩니다.
특히 로마서 1장 8–15절에 대한 그의 해설은 단순한 주석의 범위를 넘어, 한 사도가 어떤 심정으로 교회를 품었고 복음을 어떻게 이해했는지를 섬세하게 드러냅니다. 그 흐름을 따라가다 보면, 자연스레 우리의 신앙 또한 그 거울에 비춰져 재정렬되는 경험을 하게 됩니다. 그래서 이 본문을 논할 때, 장재형 목사의 이름은 해석자의 지위를 넘어 바울의 내면을 오늘 언어로 번역해 주는 통로처럼 자리합니다.
가장 먼저 마음을 끄는 것은 바울의 감사 고백입니다. “너희 믿음이 온 세상에 전파됨이라.” 이 말은 단순한 칭찬이 아니라, 로마에 먼저 복음이 도달했다는 사실을 진심으로 기뻐하는 마음에서 비롯된 것입니다. 이방인의 사도라 자부하던 사람에게 로마는 그 누구보다 먼저 가고 싶었던 전략적 요충지였을 터입니다. 그럼에도 장재형 목사는 바울에게는 서운함이나 경쟁심이 전혀 없었다고 설명합니다. 누군가 자신보다 먼저 로마에 들어갔다는 사실을 시기하는 대신, 바울은 그저 감사할 뿐입니다. 이름이 남지 않은 누군가가 뿌린 씨앗을 진심으로 축복하는 넓은 마음이야말로 복음의 체질이라는 해석입니다.
이 장면은 자연스레 밀레의 「이삭 줍는 여인들」을 떠오르게 합니다. 수확의 주역은 따로 있지만, 들판에 남겨진 이삭을 묵묵히 줍는 이름 없는 여인들의 손길이 결국 풍성함을 완성합니다. 로마 교회의 성장도 이와 같았습니다. 누가 처음 복음을 전했는지는 알려지지 않았지만, 그들의 믿음은 조용히, 그러나 굳세게 자리 잡았습니다. 장재형 목사는 이러한 무명의 헌신을 바라보는 바울의 마음을, 따뜻한 화가의 시선에 비유하며 하나님의 나라는 바로 이런 이들의 손으로 자라난다고 설명합니다.
예수의 겨자씨 비유처럼 하나님의 나라는 작은 출발에서부터 상상할 수 없는 확장을 이룹니다. 겉으로 보기에는 혼란스러워 보이는 역사 속에서도, 깊은 곳에서는 일정한 방향의 흐름이 지속되고 있습니다. 이를 설명하는 과정에서 장재형 목사는 복음의 ‘확산력’을 강조합니다. 죄가 퍼지는 속도가 무섭게 느껴질 때가 많지만, 그보다 더 깊고 더 강하게 세계를 움직이는 힘은 바로 복음이라는 것입니다. 표면적인 변화 너머에서 거대한 해류가 꾸준히 한 방향으로 흐르듯, 하나님 나라는 인간의 눈에 보이지 않는 차원에서 움직이고 있다는 관점입니다.
이 설명은 미켈란젤로의 「사울의 회심」을 연상시킵니다. 캔버스 곳곳에 역동적인 혼란이 그려져 있지만, 전체를 지배하는 빛의 방향은 오직 하나입니다. 인간의 눈에는 길이 막힌 듯 보일지라도, 하나님의 시선에서는 이미 복음의 흐름이 정해져 있다는 암시입니다. 장재형 목사는 이 흐름 안으로 우리가 초대되었다는 사실 자체가 감사의 이유라고 말합니다.
또한 장재형 목사는 로마서를 “기도로 쓰인 편지”라고 부릅니다. 실제로 바울은 로마 교회 성도들을 한 번도 본 적이 없었음에도 “쉬지 않고 너희를 말하며” 기도했다고 고백합니다. 초대교회의 교제는 물리적 만남을 넘어 영적 연대에 기반하고 있었음을 보여 주는 대목입니다. 데살로니가전서의 말처럼 “떠난 것은 얼굴뿐, 마음은 여전히 함께”라는 관계가 기도로 유지되었습니다.
이런 영적 연결망은 렘브란트의 「야경」을 떠올리게 합니다. 화면 속 인물들은 각기 다른 움직임을 보이지만, 전체 조명과 구도는 하나의 공동체적 긴장을 이룹니다. 초대교회 역시 떨어져 있지만 기도로 하나를 이루었고, 장재형 목사는 오늘의 교회도 마찬가지라고 강조합니다. 내가 세우지 않은 교회라도, 이미 성령이 역사하고 있는 공동체를 위해 기도하는 마음 — 이것이 바울의 심장이며 오늘 우리가 본받아야 할 태도라는 것입니다.
바울이 로마로 향하려 했음에도 여러 차례 길이 막힌 배경을 설명하면서, 장재형 목사는 “예루살렘 퍼스트”의 정신을 짚어 줍니다. 아무리 이방 교회가 성장해도 바울은 자신에게 영적 유산을 넘겨준 예루살렘 교회를 잊지 않았습니다. 그가 이방 교회들의 헌금을 “은혜의 헌금”이라 표현한 것은 이 영적 중심과의 연합을 유지하려는 의지의 표현입니다. 이는 마치 큰 원을 그리기 전에 정확한 중심점을 먼저 찍는 것과 같다고 장재형 목사는 설명합니다. 세계 선교의 원을 그리기 위해 바울은 먼저 예루살렘이라는 중심축을 확립한 것입니다.
이 연합의 비전은 라파엘로의 「성체 논쟁」에서 보이는 원형적 구도와 닮았습니다. 하늘과 땅, 시대와 지위를 초월해 다양한 인물들이 하나의 신비를 중심으로 모여 있는 그 장면처럼, 장재형 목사가 그리는 교회도 예루살렘과 이방 교회, 사도와 성도가 하나의 원 안에서 연결된 모습입니다.
장재형 목사는 바울이 로마에 가려는 또 하나의 목적을 “재교육과 견고함”에서 찾습니다. 단순히 복음을 전하는 데서 멈추지 않고, 이미 세워진 교회들의 믿음을 다시 다지고 재정비하려 했다는 것입니다. 이는 예수께서 바리새인들의 잘못된 영적 지도력을 꾸짖으며 “한 사람을 얻고도 오히려 더 큰 혼란을 만든다”고 경고하신 장면과 연결됩니다. 진짜 목회는 숫자를 늘리는 것이 아니라, 한 사람을 끝까지 붙들고 세워 주는 일이라는 해석입니다.
이 부분은 렘브란트의 「탕자의 귀향」과 아름답게 호응합니다. 돌아온 아들을 아버지가 감싸 안고 회복시키는 장면처럼, 바울은 자신이 세운 교회들을 다시 돌아가 살피며 상처를 치유하고 중심을 바로 세워 주었습니다. 장재형 목사는 이것이 율법적 바리새인이 은혜의 사람으로 변화되었음을 상징한다고 말합니다.
“어떤 신령한 은사를 나누고자 한다”는 바울의 말에 대해, 장재형 목사는 그 의미를 단순한 특별계시나 독점적 능력으로 좁히지 않습니다. 성령께서 교회에 나누어 주신 경험, 지혜, 위로, 간증, 가르침 등 삶의 모든 은총이 은사의 범주에 포함된다는 것입니다. 그래서 바울은 로마 교회와의 관계를 ‘일방적 가르침’이 아니라 “피차 안위함” 즉 상호 위로의 구도로 이해합니다.
이 상호성의 구조는 루블료프의 「삼위일체」 아이콘을 떠올리게 합니다. 서로를 향해 앉아 있는 세 위격, 그리고 열려 있는 빈자리—위계와 지배가 아닌 순환과 교제의 구조입니다. 장재형 목사는 교회가 본질적으로 이런 원형적 구조를 회복해야 한다고 강조합니다. 사랑이 흐르는 곳에서는 삼각형이 아니라 원이 그려진다는 것입니다.
“헬라인이나 야만인이나 지혜 있는 자나 어리석은 자나 모두에게 내가 빚진 자라”는 고백에서 복음의 심장이 뛰기 시작합니다. 바리새인 시절 바울은 자신의 공로를 하나님이 갚아야 한다고 믿고 살았습니다. 그러나 부활하신 주님을 만난 후 그는 자신이 이미 갚을 수 없는 은혜의 빚을 지고 있음을 깨닫습니다. 장재형 목사는 이를 “사랑의 빚”이라고 부르며, 이것이 의무감이 아니라 내적 필연성을 낳는다고 설명합니다. 너무 많이 받았기 때문에, 주지 않고는 견딜 수 없는 마음이 바로 복음의 체질입니다.
렘브란트의 「탕자의 귀향」은 이 사랑의 빚을 시각적으로 보여 줍니다. 아버지의 품에 안긴 아들은 평생 아버지의 사랑에 빚진 존재입니다. 그러나 그 빚은 부끄러움이 아니라 존재의 근거입니다. 바울이 모든 계층과 민족에게 자신이 빚진 자라고 고백한 것도 이 맥락에서 이해할 수 있습니다. 복음은 특정 문화의 전유물이 아니라 모든 이에게 주어진 보편적 은총이기 때문입니다.
마지막으로 바울이 “너희에게도 복음 전하기를 원한다”고 말할 때, 장재형 목사는 이 복음을 단순한 교리 요약으로 보지 않습니다. 그것은 바울의 존재에 이미 스며든 은혜의 세계 전체를 의미합니다. 바울은 자신에게 허락된 수많은 체험—눈물, 기쁨, 실패, 회복, 간증, 그리고 각 교회가 가진 독특한 이야기들—을 로마 교회와 나누고, 동시에 그들로부터도 배우고자 합니다. 이것이 상호 나눔의 교회입니다.
결국 장재형 목사의 강해가 우리에게 남기는 핵심은 ‘복음을 대하는 태도’입니다. 이름 없는 이들에 대한 감사, 보지 못한 교회를 향한 중보, 이미 세워진 공동체를 다시 돌보는 책임, 예루살렘과 이방 교회를 잇는 연합, 사랑의 빚을 자각한 자의 겸손한 열정, 그리고 원형적 교회 공동체를 향한 갈망—이것이 로마서가 그려내는 영적 지형이며 장재형 목사가 우리에게 전해 주는 메시지입니다.
그래서 우리도 바울처럼, 그리고 장재형 목사처럼 고백하게 됩니다. “나는 헬라인에게나 야만인에게나, 지혜로운 자나 어리석은 자나, 모든 이웃과 열방에게 사랑의 빚을 진 사람입니다. 그러므로 내게 주어진 자리에서 할 수 있는 대로 복음을 전하기를 원합니다.”
장재형(장다윗)목사는 고린도전서 2장을 펼치며 편지가 단순한 교리의 나열이 아니라 필자의 인격과 심성이 배어 있는 살아 있는 고백임을 먼저 일깨운다. 그의 눈으로 본 바울은, 웅변과 철학의 도시 고린도 한가운데서 “예수 그리스도와 그가 십자가에 못 박히신 것”만을 붙들고 서 있던 한 사람이다. “형제들아 내가 너희에게 나아가”라는 짧은 문장에도 1년 6개월을 함께 지낸 공동체의 냄새와 체온이 스며 있다. 시장에서 장막을 깁고, 안식일마다 회당에서 말씀을 풀며, 기도와 눈물로 밤을 지새우던 사도의 일상이 그 안에 있다. 그 증인들 앞에서 바울은 “하나님의 증거를 전할 때 말과 지혜의 아름다운 것으로 아니하였다”고 단정한다. 장재형목사는 이 고백을 당대의 미학과 철학을 능히 구사할 수 있었던 바울이 의도적으로 내려놓은 결단으로 읽는다. 세상이 환호하는 수사(修辭)로 복음을 포장하지 않겠다는 신학적, 영적 선택 말이다.
고린도는 말이 힘이던 도시였다. 광장에는 변론가들이 늘어서고, 억양과 논증의 정교함이 곧 권위였다. 그러나 바울은 그 흐름과 어긋나는 자리에서 복음을 전한다. “지혜로운 자는 그의 지혜를 자랑하지 말라”(렘 9:23)는 예언자의 목소리를 가슴에 새긴 채, 가말리엘 문하에서 익힌 지식과 수사학을 내려놓고, 빛 자체이신 복음을 있는 그대로 비추려 했다. 장재형목사는 여기서 복음의 ‘순도’라는 관점을 꺼내 든다. 빛은 자체로 아름답다. 그 빛을 더 빛나게 하겠다며 거는 필터와 장식이 오히려 굴절을 만든다. “네 은은 찌꺼기가 되었고 너의 포도주에는 물이 섞였도다”(사 1:22)라는 탄식처럼, 복음에 불순물이 섞이는 순간 생명력은 희미해진다. 교양과 스토리텔링, 문화적 도구는 유익할 수 있지만, 그릇이 너무 화려하면 내용이 보이지 않는다는 경계다. 장재형목사는 강단과 성도의 언어가 이 근본적 긴장을 잊지 말아야 한다고 당부한다.
그래서 바울의 중심은 놀라우리만큼 단순하다. “내가 너희 중에서 예수 그리스도와 그가 십자가에 못 박히신 것 외에는 아무것도 알지 아니하기로 작정하였음이라”(고전 2:2). 장재형목사는 이 한 줄을 복음의 두 기둥으로 해석한다. 한 기둥은 인격이신 예수 그리스도, 다른 기둥은 역사적 사건인 십자가. 인격 없는 사건은 차가운 사실로 남고, 사건 없는 인격은 추상적 도덕으로 흩어진다. 바울은 둘을 함께 선포했다. 오랜 시간의 가르침도, 골목과 집회와 식탁에서 오간 대화도 결국 이 두 축 위에 놓였다. 장재형목사는 이 단순함을 얕음이 아니라 밀도의 다른 이름으로 본다. 본질만을 붙드는 절제, 말씀 자체에 길을 내어 주는 용기다. 빌리 그레이엄이 “설교에 가능한 한 많은 성경을 담는다”고 한 이유가 바로 여기에 있다. 말씀은 때로 우리 죄를 드러내고 회개의 통증을 가져오지만, 그 쓴 약만이 죽어가는 영혼을 살린다. 목회와 선교의 비밀은 놀랍도록 단순한 이 중심으로, 그리고 성령의 도우심으로 돌아가는 데 있다.
바울은 또한 자신의 내면을 숨기지 않는다. “내가 너희 가운데 거할 때에 약하고 두려워하고 심히 떨었노라”(고전 2:3). 장재형목사는 이를 패배감이나 사역 실패의 공포로 읽지 않는다. 전능하신 분의 임재 앞에서, 복음의 무게를 어깨에 올려놓을 때 인간이 느끼는 거룩한 떨림, 곧 경외에서 비롯한 떨림이라 말한다. 자기 무력의 인식은 끝이 아니라 시작이다. 그 떨림은 의존의 문을 연다. 기억력과 화술, 경험이 아니라 “성령의 나타남과 능력”(고전 2:4)에 자신을 내맡기는 자세다. 여기서 “약함 속의 강함”이라는 역설이 드러난다. 스스로의 힘을 믿다가 무너진 베드로가 부활의 주님 앞에서 약함을 인정하고 성령의 능력을 덧입자 반석 같은 증인이 되었듯, 바울의 떨림 또한 의존을 통해 견고함으로 옮겨졌다. 그래서 그의 전도는 “설득력 있는 지혜의 말”이 아니라 성령이 낳은 확신으로 세워졌다. 믿음의 기초가 사람의 지혜 위에 놓이지 않도록, 오직 하나님의 능력 위에 세워지도록 방향을 정한 것이다. 장재형목사는 오늘의 교회 역시 이 방향을 재확인해야 한다고 권면한다. 스펙타클과 감정의 파도에 중독되기보다, 말씀과 성령의 일치에서 나오는 조용하지만 단단한 확신을 회복하라는 것이다.
고린도전서 2장은 이어 “감추어졌던 하나님의 지혜”(고전 2:7)를 증언한다. 시대의 통치자들도 몰랐던 비밀, 만세 전부터 우리의 영광을 위하여 미리 정해진 뜻. 장재형목사는 이 지혜의 절정을 십자가에서 본다. 만약 권세자들이 이 비밀의 구조를 알았다면 “영광의 주를 십자가에 못 박지 아니하였으리라.” 하나님은 세상이 어리석다 여기는 방식으로 지혜를 드러내신다. 약함처럼 보이는 죽음이 능력의 문을 열고, 저주의 나무가 축복의 통로가 되며, 패배처럼 보이는 처형이 승리의 깃발로 높이 선다. “눈으로 보지 못하고 귀로 듣지 못하고 사람의 마음으로 생각하지도 못한 것”(고전 2:9)이 예비되었다는 선언은 인간 이성의 경계를 분명히 긋는다. “우리의 의는 다 더러운 옷 같으며”(사 64:6) 소멸될 운명이던 우리를 위해 독생자가 십자가에 달리셨다는 사실이야말로 지혜의 결정체다. 교회는 여기서 겸손을 배운다. 우리는 진리를 생산하는 공장이 아니라 은혜를 받아 적는 서기관이다. 만들어내기보다 듣고, 소유하기보다 순종해야 한다.
그렇다면 인간 이성과 감각으로는 닿을 수 없는 이 비밀을 우리는 어떻게 아는가. 바울의 답은 명료하다. “오직 하나님이 성령으로 이것을 우리에게 보이셨으니 성령은 모든 것 곧 하나님의 깊은 것까지도 통달하시는니라”(고전 2:10). 사람의 깊은 것을 아는 이는 그 사람의 영이듯, 하나님의 깊은 것을 아는 분은 하나님의 영이시다. 장재형목사는 성령을 단지 열정의 불꽃으로 축소하지 않는다. 성령은 하나님의 생각을 우리의 언어로 번역해 주시는 내적 교사이자, 감추인 진리를 비추는 조명의 영이다. 그러므로 신령한 분별은 공부의 양만으로 결정되지 않는다. 배움은 중요하지만 결정적인 차이를 만드는 것은 성령의 조명이다. 말씀을 펴고, 설교를 준비하고, 누군가에게 복음을 전하는 모든 순간에 우리는 먼저 무릎을 꿇고 도우심을 구해야 한다. 장재형목사는 일상의 사소한 선택들—가정에서의 대화, 직장에서의 정직, 공동체 섬김의 방식—이야말로 성령의 인도를 훈련하는 자리라고 강조한다. 작은 순간들의 순종이 쌓여 위기의 때에 올바른 결단을 가능케 한다.
성령의 조명이 부재할 때 일어나는 일도 성경은 분명히 말한다. “육에 속한 사람은 하나님의 성령의 일들을 받지 아니하나니… 영적으로 분별되기 때문이라”(고전 2:14). 성령의 비춤이 없는 이에게 십자가는 그저 무력한 죽음으로 보인다. 그러나 성령 안에서 거듭난 신령한 자는 모든 것을 영적으로 분별하며 그 십자가 안에서 하나님의 능력과 지혜를 본다. 세상의 지혜로 말씀을 재단하는 것이 아니라, 절대 진리로 세상을 판단한다. 그리고 결국 바울은 담대히 선포한다. “누가 주의 마음을 알아서 주를 가르치겠느냐 그러나 우리가 그리스도의 마음을 가졌느니라”(고전 2:16). 장재형목사는 그리스도의 마음을 사랑과 거룩, 겸손과 순종, 진리와 자비가 조화된 마음으로 설명한다. 사랑만 강조하면 진리가 흐려지고, 진리만 내세우면 자비가 메말라 간다. 그리스도의 마음은 이 둘을 분리하지 않는다. 죄는 미워하되 죄인은 사랑하고, 악을 거절하되 상한 갈대를 꺾지 않는다. 그 마음을 품을 때 교회의 언어는 따뜻하면서도 명확해지고, 성도의 일상은 복음의 향기로 변한다.
장재형목사는 전도를 프로그램이 아니라 삶의 방식으로 본다. 복음이 깊이 스며들면 우리는 자연스레 말하고 사랑한다. 논쟁에서 상대를 이기는 것이 목적이 아니라, 성령께서 마음의 문을 여시도록 기도하며 부드럽고도 분명하게 진리를 전하는 태도가 중심이 된다. 만남 전에도, 대화 중에도, 헤어진 뒤에도 우리는 이름을 불러 기도한다. 설득은 문을 두드릴 뿐, 성령만이 문을 여신다. 그래서 전도의 자세란 곧 의존의 자세다. 이러한 길 위에서 교회는 먼저 ‘성장’이 아니라 ‘성숙’을 경험한다. 성숙한 성도는 세상의 지혜로 사람을 판단하지 않고, 복음의 눈으로 세상을 본다. 상처를 보면 그 위에 흘러야 할 은혜를 보고, 어둠을 보면 비춰야 할 빛을 본다.
오늘의 강단은 종종 스펙타클의 유혹과 마주한다. 화려한 무대와 즉각적 반응을 이끌어내는 장치들은 나쁘지 않지만, 본질을 가릴 위험을 품는다. 장재형목사는 문화를 배척하라고 말하지 않는다. 다만 도구와 본질의 자리를 바르게 정렬하라고 권한다. 그릇은 내용보다 앞서지 말아야 한다. 설교자는 무엇보다 본문에 머물러야 한다. 매주 선포의 중심에 “예수 그리스도와 십자가”가 있는지 스스로 점검해야 한다. 성도는 말씀을 평가의 대상으로 소비하지 말고 순종의 자리로 가져가야 한다. 말씀이 삶을 관통할 때 신령한 분별은 지식의 데이터가 아니라 체온이 된다. 그때 가정에서 자녀를 대하는 방식, 직장에서 윤리적 결정을 내리는 기준, 이웃을 대하는 태도에서 우리는 그리스도의 마음을 실천하게 된다.
결국 물음은 하나로 수렴된다. 오늘 우리의 설교와 사역과 대화와 선택의 중심에 “예수 그리스도와 그의 십자가”가 있는가. 우리의 믿음은 사람의 지혜 위에 놓여 있는가, 하나님의 능력 위에 서 있는가. 장재형목사는 회피하지 말고 거룩한 자기 점검으로 나아가자고 권한다. 본질을 붙들고, 성령을 의지하며, 순수한 복음을 있는 그대로 전하는 연습을 오늘도 다시 시작하자. 약함을 두려워하지 말고 떨림을 숨기지 말며, 그 자리를 성령께 내어 드리자. 그러면 하나님은 그 약함 위에 능력을, 그 떨림 위에 평강을, 그 단순함 위에 깊은 지혜를 더하실 것이다. 그리고 마침내 우리는 담대히 고백하게 될 것이다. “우리가 그리스도의 마음을 가졌느니라.” 그 마음으로 세상을 사랑하고, 진리를 선포하며, 한 영혼을 품는 사명을 기쁨으로 감당하게 될 것이다.
1. La prédestination et la providence de Dieu, et l’assurance du salut
En exposant le chapitre 8 de l’Épître aux Romains, le pasteur David Jang souligne fortement la souveraineté absolue de Dieu et l’assurance du salut qui dépasse les angoisses et les limites humaines. À partir des versets 28 à 30 de ce chapitre, l’apôtre Paul déclare : « Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein. » L’être humain, tout au long de sa vie, se heurte sans cesse à l’inconnu de l’avenir, source d’inquiétude. Ce qui nous semblait bon un jour peut engendrer un mauvais résultat plus tard, et ce qui paraissait être une perte peut finalement se révéler un grand profit. Ces incertitudes et cette instabilité enveloppent souvent la vie humaine, mais Paul les interprète à la lumière de la providence divine qui « fait concourir toutes choses au bien ».
En commentant ce verset, le pasteur David Jang insiste sur l’importance de l’expression « ceux qui aiment Dieu ». Autrement dit, nous sommes certes imparfaits et faibles, mais lorsque nous sommes « ceux qui aiment Dieu », Dieu se sert de chacun de ces éléments comme de pièces d’une mosaïque, les assemblant pour accomplir le bien. De même qu’une mosaïque ne révèle l’image complète que lorsque ses multiples fragments s’emboîtent, le peuple de Dieu, avec la variété de ses épreuves et de ses limites, contribue, dans le dessein divin, à un dénouement bon et salutaire. Et ce processus ne concerne pas uniquement chaque croyant individuellement, mais s’étend également à l’histoire de l’Église tout entière, où « tout concourt au bien » de manière collective.
Paul en a fait l’expérience sur un plan très personnel. Lui qui persécutait avec acharnement la communauté des croyants en Jésus-Christ est devenu, après sa conversion, l’évangélisateur le plus zélé. Ainsi s’est produit un retournement inattendu, inimaginable, qui a grandement contribué à la propagation du message de l’Évangile aux quatre coins du monde à l’époque de l’Église primitive. Selon Paul, aucun adversaire n’a pu, de façon définitive, détruire ceux que Dieu aime. C’est ce qu’il affirme avec force dans Romains 8.
Lorsque Paul dit, au verset 28, que « toutes choses concourent au bien », ces paroles incluent implicitement la prédestination (predestination) et la providence (providence) de Dieu. La prédestination signifie que Dieu a établi son plan à l’avance, et la providence désigne la manière dont Dieu anticipe et oriente l’histoire. Issu du latin providere(littéralement « voir à l’avance »), le concept de providence exprime que chaque instant de notre vie et de l’histoire humaine s’inscrit déjà dans le grand dessein de Dieu. Le pasteur David Jang appelle cela la « souveraineté » de Dieu (God’s sovereignty), rappelant que cette doctrine a suscité d’innombrables débats et controverses dans l’histoire du christianisme.
En effet, cette doctrine est l’un des fondements de la doctrine de la prédestination de Calvin, et plus particulièrement de la « double prédestination ». Cette dernière, qui distingue les élus de ceux qui sont rejetés, a fait l’objet de vives oppositions. Cependant, l’intention profonde de Calvin était de souligner « l’extraordinaire certitude de la grâce » dont jouissent les croyants, sous la souveraineté absolue et l’amour de Dieu. À l’époque de Calvin, l’émergence du rationalisme et de l’essor de la raison laissaient place à un déisme (Deism) soutenant l’idée que, bien que Dieu ait créé l’univers, Il ne s’y implique plus activement. Cette perspective déiste nie la relation vivante entre Dieu et l’être humain, interprétant le monde uniquement par la raison humaine. C’est contre cette vision que Calvin a prêché avec vigueur la souveraineté absolue de Dieu : Dieu n’est pas simplement un créateur lointain, mais intervient de manière active dans l’histoire et dans le monde que nous habitons, allant jusqu’à veiller à la destinée du moindre passereau. De même, Paul, dans Romains 8, défend ce même postulat : « toutes choses concourent au bien » pour ceux que Dieu aime, car ils sont sous la domination souveraine de Dieu.
Selon le pasteur David Jang, l’Église est la communauté de ceux qui ont été appelés. Le terme « Église » (en grec ekklesia) signifie littéralement « appelés hors de » (appelés hors du monde) selon la volonté de Dieu. Ainsi, l’Église n’est pas seulement une institution ou un système administratif visible, mais bien une communauté spirituelle composée de ceux qui aiment Dieu, croient en Sa souveraineté et Sa providence, et qui obéissent à Sa volonté en se soutenant mutuellement. Dans ce contexte, revenir au verset 28, « à ceux qui aiment Dieu, à ceux qui sont appelés selon Son dessein », conduit directement à la conclusion éblouissante : « toutes choses concourent au bien ». Nos manques, nos faiblesses, et même les fragments épars de notre vie sont magnifiquement assemblés en une véritable œuvre d’art par la main du Dieu tout-puissant.
Aux versets 29 et 30, Paul souligne plus nettement la prescience et la prédestination divines. Il évoque ceux que Dieu a « connus d’avance », qu’il a « prédestinés », « appelés », « justifiés », et enfin « glorifiés ». Voilà le parcours et les étapes du salut pour les croyants. En résumé, c’est la suite : prescience, prédestination, appel (vocation), justification et glorification, parfois réparties entre justification, sanctification et glorification. À ce sujet, le pasteur David Jang invite à remarquer qu’il ne s’agit pas d’une vision fataliste d’une quelconque nécessité aveugle, mais plutôt de « l’absoluité de la grâce ». Autrement dit, le fait qu’une personne croie en Dieu est entièrement dû à la grâce divine préalable. Le fait de comprendre que la grâce nous a été « accordée à l’avance » est la clé pour saisir toute l’économie du salut.
Paul lui-même en témoigne puissamment, se souvenant qu’il avait joué un rôle déterminant dans la lapidation d’Étienne et avait persécuté avec violence les chrétiens. Il a dû être profondément troublé par la question : « Pourquoi Dieu m’a-t-il choisi, moi ? ». Il porta un sens aigu de sa culpabilité, mais in fine, il ne put qu’adorer la grâce de Dieu qui l’avait connu d’avance dans son péché et son indignité, et qui l’avait pourtant accueilli. Dans Romains 8, il ne peut que louer Dieu : « Nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés ». Paul en est la preuve vivante.
Par la prescience et la prédestination, Dieu sauve ceux qu’Il aime, et Son but n’est pas seulement le salut, mais aussi de « les rendre conformes à l’image de Son Fils » (verset 29). Le but ultime de notre existence est de ressembler à Jésus-Christ. Celui-ci est « le premier-né » (l’aîné), et nous sommes appelés à être la multitude de frères et sœurs suivant son exemple. C’est ce que Paul appelle « le plus grand objectif du salut ». Il ne se limite pas à la rémission des péchés ou à l’exemption de jugement. Il vise la croissance spirituelle et l’achèvement par la ressemblance au Christ, en tant qu’enfants de Dieu.
Le verset 30 poursuit : « Ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés ; ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés ; et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés. » Paul réaffirme majestueusement sa conviction à propos des différentes étapes du salut. La question est : le plan de Dieu qui, ayant connu ses élus à l’avance et les ayant prédestinés, les appelle, les justifie et les glorifie, peut-il être ébranlé ? Paul répond avec fermeté : jamais. Selon le pasteur David Jang, cette certitude est le socle sur lequel repose la paix intérieure du croyant et son assurance. Il souligne également qu’il arrive que la notion d’« élection » soit mal comprise, devenant un motif d’orgueil ou un prétexte pour condamner autrui. Or, l’intention de Paul est de nous encourager à nous réjouir davantage et à rendre grâce pour « l’amour infini de Dieu envers ceux qui n’avaient aucun mérite ». Et parce que cet amour est si puissant, il conclut : « Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? ».
Au verset 31, Paul s’exclame : « Que dirons-nous donc à l’égard de ces choses ? ». Par « ces choses », il fait référence à l’ensemble du processus décrit – la prescience, la prédestination, l’appel, la justification et la glorification. Peut-on, par nos raisonnements ou notre force, l’annuler ou l’invalider ? La réponse de Paul est sans ambiguïté : non. Il enchaîne : « Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? », comme un chant de louange exprimant la sécurité inébranlable du salut. Puisque nous sommes sauvés et que nous vivons dans cette grâce, nul ne peut renverser ce salut. Dans les Psaumes, on retrouve le même esprit : « L’Éternel est ma lumière et mon salut : de qui aurais-je crainte ? » (Psaume 27.1) ou « Oui, c’est en Dieu que mon âme se confie » (Psaume 62).
En commentant ce passage, le pasteur David Jang précise qu’il ne nie pas que les croyants puissent pécher et tomber. Il souligne toutefois que, même si nous faiblissons en raison de notre incrédulité, de notre doute ou de nos fautes, nous ne sommes pas rétablis par nos propres mérites ou par nos propres forces, mais par « la prédestination et la providence de Dieu ainsi que Son amour inaltérable ». Cela est immuable, et nous l’accueillons par la foi. Le pécheur est constamment tourmenté par l’interrogation : « Suis-je vraiment sauvé ? », « En péchant à nouveau, ne suis-je pas rejeté ? ». Mais Paul objecte : « Qui accusera les élus de Dieu ? Qui les condamnera ? ». Dieu Lui-même a prononcé l’acquittement. Qui oserait inverser Son verdict ?
Le verset 32 souligne l’immense amour de Dieu : « Lui, qui n’a point épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous ». Cela rappelle l’épisode de Genèse 22, où Abraham offrit son fils Isaac, mais ici l’amour de Dieu est bien plus grand encore. Abraham, par la foi, a offert Isaac. Mais Dieu, dans Sa toute-puissance, a cependant laissé son Fils unique être cloué à la croix pour le salut des pécheurs. Grâce à ce sacrifice, notre salut est devenu possible. Donc, « comment ne nous donnera-t-il pas aussi toutes choses avec lui ? ». C’est la preuve que la compassion et la miséricorde de Dieu sont illimitées.
Le pasteur David Jang, lorsqu’il parle de « l’amour de Dieu », met l’accent sur ce verset 32 pour souligner à nouveau que rien ne peut ébranler notre salut. La plus grande menace pour l’homme est la mort, mais Jésus-Christ l’a vaincue en ressuscitant, et Il intercède encore aujourd’hui pour nous à la droite de Dieu. Ainsi, les croyants sont revêtus de l’amour du Seigneur. Même si nous faisons face à la persécution extérieure ou à la culpabilité intérieure, l’ultime juge de notre vie est Dieu seul. Mais ce Dieu nous a déjà déclarés justes ; aucune accusation ne peut donc avoir de prise. Les versets 33 et 34 martèlent cette vérité : « Qui accusera les élus de Dieu ? Qui les condamnera ? ». Puis tout culmine dans l’œuvre d’intercession de Jésus-Christ, qui est à la droite de Dieu.
Le Symbole des Apôtres (Credo) confesse : « Il a été enseveli, il est ressuscité le troisième jour, il est monté au ciel, il siège à la droite du Père tout-puissant… ». Ces déclarations correspondent précisément à Romains 8.34. Jésus, qui jugera les vivants et les morts, plaide à notre avantage. Quelle consolation plus grande pourrions-nous espérer ? Selon le pasteur David Jang, voilà le fondement inébranlable du salut des croyants, le motif pour se libérer du doute et de la crainte.
Ainsi, au chapitre 8 de Romains, le salut proclamé par Paul est bâti sur les piliers de la prescience et de la prédestination divines, sur l’appel et la justification, puis il s’étend jusqu’à la glorification. Devant le défi lancé par « Qui nous accusera ? Qui nous séparera de l’amour de Dieu ? Qui nous condamnera ? », notre foi demeure ferme. Car Jésus-Christ est mort, Il est ressuscité, Il siège à la droite de Dieu, et Il nous défend encore aujourd’hui. À partir de ce message, nous sommes libérés de l’angoisse quant à notre salut et nous nous tenons fermement sur le rocher de l’« assurance ». Pour conclure ce chapitre, le pasteur David Jang rappelle : nous devons expérimenter ce fait – que l’amour par lequel Dieu nous a choisis ne sera jamais ébranlé – non pas seulement comme une connaissance doctrinale, mais comme la source de réconfort et de puissance dans la vie quotidienne. À l’instar des déistes de l’époque de Calvin, ou des philosophies sécularisées et du scientisme de nos jours, si nous considérons Dieu comme un simple grand architecte lointain ou un principe intellectuel désincarné, alors la foi perd instantanément toute sa force. En revanche, lorsqu’on croit, comme Paul, que « toutes choses concourent au bien » et qu’on peut déclarer avec hardiesse : « Qui sera contre nous ? », on obtient bien plus qu’une simple consolation, on accède à une assurance qui transforme la vie. C’est pourquoi, dans les derniers versets de ce chapitre, Paul peut s’écrier : « Qui nous séparera de l’amour du Christ ? ».
2. Vivre en vainqueur «par celui qui nous a aimés»
En traitant la seconde partie du chapitre 8 de Romains, le pasteur David Jang met en avant l’exclamation de Paul : « Qui nous séparera de l’amour du Christ ? », qu’il considère comme l’une des plus belles professions de foi. Au verset 35, Paul énumère toutes les épreuves qu’un croyant peut endurer : la tribulation, l’angoisse, la persécution, la faim, la nudité, le danger et l’épée. Il cite sept menaces concrètes qui peuvent survenir sur le chemin de la foi. À l’époque de Paul, les chrétiens de Rome subissaient persécution et oppression, vivant sous la constante menace de la mort. La famine, la pauvreté, la peur d’être exécuté faisaient partie de leur quotidien. Cela signifiait-il que l’Église et ses fidèles devaient désespérer et crouler sous ces épreuves ? Paul répond : « Mais dans toutes ces choses nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés » (verset 37).
Être « plus que vainqueurs » ne signifie pas simplement survivre de justesse. Cela décrit une « victoire définitive », acquise grâce à l’amour inébranlable de Dieu. Cette assurance émane de la certitude du salut et de la gloire finale du royaume de Dieu. Dans l’Évangile de Jean (16.33), Jésus déclare : « Moi, j’ai vaincu le monde ». Nous, ses disciples, participons à sa victoire. Le pasteur David Jang qualifie le verset 37 – « nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés » – de « déclaration qui illustre la condition humaine la plus fragile, mais qui devient inébranlable parce qu’elle repose dans les bras du Tout-Puissant ». Auprès de ce Roi suprême, même ceux qui sont faibles peuvent marcher avec assurance, sachant qu’ils ne seront pas abandonnés ; et s’ils venaient à tomber, ils pourraient se relever.
Aux versets 38 et 39, Paul culmine dans une proclamation célèbre : « Car j’ai l’assurance que ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni les choses présentes ni les choses à venir, ni les puissances, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur. » Après avoir mentionné sept types d’épreuves, il énumère maintenant plus de neuf puissances pouvant s’opposer au croyant : la mort, la vie, les anges, les dominations, le présent et l’avenir, les puissances, la hauteur, la profondeur, et enfin « toute autre créature ». Quelles que soient leur grandeur et leur force apparentes, aucune d’entre elles ne peut vaincre l’amour de Dieu en Christ.
Les termes « hauteur » (hypsoma) et « profondeur » (bathos) sont parfois interprétés comme une référence à l’astrologie ou à la vision du monde de l’époque, où l’on croyait que la destinée humaine était déterminée par le mouvement des astres. Paul contredit totalement cette croyance : quelles que soient les configurations célestes ou les alignements des planètes, aucune puissance astrologique ne saurait rompre « l’amour de Dieu qui est en Jésus-Christ ». Pour le pasteur David Jang, nous aussi, de nos jours, pouvons facilement céder au déterminisme en nous appuyant sur des « données scientifiques », des facteurs environnementaux ou l’accumulation d’expériences personnelles. Cependant, Paul est convaincu que la puissance de l’amour de Dieu prouvé par le don du Fils unique, la résurrection, l’ascension et l’intercession du Christ, demeure hors d’atteinte de ces puissances créées.
Paul ajoute encore « les choses présentes » ou « les choses à venir », balayant le facteur temps et les incertitudes de l’avenir. Nous craignons souvent que nos échecs passés ne nous rattrapent, ou nous tremblons face à un futur incertain. Mais Paul proclame que le présent et l’avenir sont tous deux sous la garde du Christ. C’est pourquoi le croyant ne vit pas dans la peur, mais au contraire avec la certitude d’une « victoire déjà acquise ». Comme dans un jeu dont l’issue est déjà scellée, nous pouvons traverser les difficultés présentes, voire souffrir, mais nous savons que la fin est décidée. Le pasteur David Jang associe cette vérité au concept de « la persévérance des saints » (saints’ perseverance). Celui qui est sauvé demeure sous la garde de l’amour absolu de Dieu et sera préservé jusqu’au bout. Il peut certes chuter en chemin, mais il ne retombera pas définitivement hors de la grâce.
Le chapitre 8 de Romains confère cette assurance non parce que nous serions irréprochables ou parfaits, mais parce que Dieu nous a connus et prédestinés, nous a appelés, justifiés et conduits vers la gloire à venir. Et pour réaliser ce plan, Jésus-Christ est déjà mort à la croix et ressuscité ; Il est monté au ciel où Il intercède pour nous, tandis que le Saint-Esprit, demeurant en nous, prie avec des « soupirs inexprimables » et nous sanctifie. Voilà pourquoi Paul peut s’exclamer : « Qui nous séparera de l’amour du Christ ? ».
Le pasteur David Jang suggère de prêter une attention particulière à l’expression « par celui qui nous a aimés ». Du début à la fin, tout est suspendu à la personne « qui nous a aimés », c’est-à-dire Dieu. Les épreuves, la souffrance, voire la mort, peuvent surgir, mais parce que Celui « qui nous a aimés » n’est pas un simple spectateur lointain, nous pouvons « vaincre amplement ». Ainsi, la vie du croyant n’est pas un chemin dépourvu de toute difficulté. C’est souvent une route semée d’embûches, mais ces épreuves sont l’occasion de goûter plus intensément à l’amour de Dieu. C’est la leçon que Jésus a enseignée aux disciples dans les Évangiles et que l’on voit se concrétiser dans le livre des Actes : l’Église primitive a traversé persécutions et famines, mais s’est développée, et l’Évangile s’est diffusé partout.
Ce même enseignement reste pertinent aujourd’hui. Croire en Jésus n’est pas une voie de facilité ; refuser de céder à l’injustice et suivre l’éthique divine peut entraîner exclusion et critiques. Certains subissent la faim ou des conditions de vie précaires au point d’expérimenter « la nudité » ou « la misère ». D’autres sont rejetés par leur famille ou leur entourage. Dans certaines régions du monde, le martyre et les menaces de mort sont encore d’actualité. Les difficultés citées par Paul ne sont donc pas étrangères au contexte contemporain. Face à ces situations, nous constatons bien souvent que « nos forces » sont insuffisantes pour les surmonter, ce qui pourrait nous conduire à perdre courage. Mais Paul proclame : « Rien ne peut nous séparer de l’amour de Dieu ».
Le verset 36 cite le Psaume 44.22 : « Nous sommes mis à mort tout le jour ; on nous regarde comme des brebis destinées à la boucherie. » Voilà la dure réalité du martyre à laquelle était confrontée l’Église des premiers siècles. Pourtant, Paul affirme au verset 37 : « Mais dans toutes ces choses nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés. » Il contemple la victoire finale du royaume de Dieu et l’espérance de la résurrection qui transcende la mort. Le pasteur David Jang recommande de méditer ce verset 37 lorsque notre foi faiblit, nous rappelant que « l’épreuve présente n’est pas toute ma réalité ».
Aux versets 38 et 39, l’énumération de Paul illustre les persécutions subies dans l’Empire romain ainsi que les rudes assauts spirituels contre l’Église. Pourtant, l’apôtre, avec un langage hyperbolique, affirme que « rien » ne peut briser l’amour de Dieu. Qu’il s’agisse de la plus grande peur humaine, la mort, ou de l’autorité la plus oppressive, ou de l’immensité stupéfiante de l’univers, toutes ces réalités sont des créatures face au Créateur. Et si le Créateur a confirmé Son amour par la mort et la résurrection de Son Fils, comment quelque chose de créé pourrait-il rompre cet amour ? Paul répond : « C’est impossible ! ».
Le pasteur David Jang conclut que nous devons, avant tout, nous concentrer sur le fait que Dieu, nous ayant adoptés comme Ses enfants, a un « plan suivi » pour nous mener jusqu’à la gloire. Même si nous sommes chancelants et faibles, le salut ne demeure pas incomplet, mais se poursuit jusqu’à l’achèvement de la glorification finale. Et la question qui nous est alors posée est : « Croyez-vous vraiment cela ? ». Comme Paul le répète plusieurs fois, nous luttons contre « la loi du péché » et « la loi de l’Esprit de vie » (Romains 7–8). Parfois, nous pouvons chuter, mais c’est la grâce du Christ crucifié, la force du Saint-Esprit, et l’intercession de Jésus-Christ au ciel qui nous relèvent. D’où ces questions répétées : « Qui nous accusera ? Qui nous condamnera ? Qui nous séparera de l’amour de Christ ? ». À chaque fois, la réponse est un triomphe.
Dans la seconde moitié du chapitre 8, Paul vise toutes les menaces extérieures et intérieures pouvant se dresser sur le chemin de la foi en déclarant : « Dieu a déjà remporté la victoire ; Son amour nous tient fermement, et rien ne pourra lui résister ». C’est pourquoi le croyant peut traverser les joies et les peines quotidiennes, et même affronter la perspective de la mort, sans perdre la paix, assuré de l’amour de Dieu. C’est l’héritage que nous ont légué nos devanciers dans la foi, tel Paul, dont la fougue brûle encore dans les lignes de Romains 8.
En arrivant à cette conclusion, le pasteur David Jang avertit que notre foi ne doit pas être superficielle, consistant à ne vivre qu’« au rythme des bons jours ». Même si nous ne sommes pas persécutés, les fardeaux de la vie demeurent pesants et la guerre spirituelle contre le péché se poursuit inlassablement. Toutefois, au milieu de ce « désert », la vraie confiance du croyant réside en ce « dénouement bon et beau » que Dieu a préparé et que nous tenons pour certain. « Lui qui n’a pas épargné Son Fils », c’est Lui qui constitue la plus grande source de courage pour faire face à toutes les peurs. Et cette certitude se retrouve dans la profession de foi finale de Paul : « Rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ » (verset 39).
Le chapitre 8 de l’Épître aux Romains se conclut sur ces mots, mais les chrétiens de Rome qui le reçurent, tout comme nous aujourd’hui, expérimentent cette vérité dans leur cheminement. L’Église peut parfois traverser des tensions internes, être exposée à l’hostilité du monde, ou encore affronter des crises de santé ou des difficultés économiques. Dans chacun de ces combats, nous sommes renvoyés aux questions redondantes de Paul : « Qui condamnera ? Qui séparera ? Qui accusera ? ». La croix, la résurrection, la présence de l’Esprit et la promesse de la gloire nous rappellent que rien ne peut abolir cet amour. Le pasteur David Jang souligne ici l’importance de Romains 8.18 : « J’estime que les souffrances du temps présent ne sauraient être comparées à la gloire à venir qui sera révélée pour nous », soulignant que, tant que nous demeurons dans cet amour, ni le sens ni le terme de notre vie ne changera.
La conclusion est limpide : « Nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés ». Qu’il s’agisse de détresse, d’angoisse, de persécution, de faim, de nudité, de péril ou d’épée, aucune de ces calamités ne détruira ultimement notre foi. Nous pouvons être accablés par la souffrance, mais le fait demeure : Dieu combat pour nous, Jésus-Christ intercède au ciel, et l’Esprit-Saint prie en nous. Cet amour inextinguible fait de l’épreuve même un lieu d’approfondissement de la grâce, de la faiblesse une source de force, et de la mort la porte de la vie éternelle. Ainsi, les versets 28 à 39 de Romains 8 proclament, du début à la fin, la certitude du salut, la grâce de la prescience et de la prédestination, la persévérance des saints, et surtout l’indestructibilité de l’alliance d’amour qui nous unit à Dieu.
Pour conclure son exposé de Romains 8, le pasteur David Jang revient sur la notion de « toutes choses concourent au bien ». Notre existence est souvent faite de réussites et d’échecs, de joies et de tristesses entremêlées. Mais « pour ceux qui aiment Dieu, pour ceux qui sont appelés selon Son dessein », tous ces éléments, dans une perspective transcendante, s’assemblent comme un magnifique tableau. Bien que nous ne puissions encore discerner parfaitement cette œuvre finale, nous faisons partie d’un plan dont le but est de « nous rendre conformes à l’image du Fils, afin qu’il soit le premier-né d’un grand nombre de frères ». La puissance pour mener ce plan à bien vient exclusivement de Celui qui nous a aimés. Aucune force ne peut l’anéantir. Même si, selon la vision du monde, tout semble difficile, voire parfois désespéré, le croyant s’appuie sur la souveraineté absolue de Dieu, fait l’expérience de la puissance de l’Évangile et vit dans l’action de grâces et l’espérance, « dans l’amour de Dieu qui est en Jésus-Christ notre Seigneur ». Les versets 28 à 39 du chapitre 8 des Romains, par leur éclat, nous révèlent ce secret et constituent pour nous une Parole bienheureuse.